ET LÉPKELVE DE LA CHASTETÉ
1. — M. Gaidoz a montré par ditiërents exemples' que la flèche de Nemrod symbolise la colère, punie ou non, de l'homme contre les dieux.
C'est ainsi que l'empereur chinois Wou-y, qui était à peu près fou et qui mourut frappé de la foudre, perça de flèches une outre pleine de sang pour se venger des esprits', que les Gètes, suivant Hérodote', lançaient des flèches contre le tonnerre, et que les Celtes, d'après Élien ', se ruaient contre les vagues avec l'épée et la pique. Le héros d'un poème hindou, le Raghou-Vança de Kalidasa, menace de .ses flèches un fleuve qui agite d'efîroi ses mains de vagues.
Les attaques des choses ou des esprits par l'homme étaient quelquefois exécutées selon des rites religieux ou des ordres divins. On voit, par exemple^, sur un monument thëbain, le Pharaon Tahraka et sa mère jeter des pierres et des flèches aux quatre points cardinaux pour chasser les mauvais esprits", dans la Bible, Joas lancer une flèche