‹ Œuvres diversesChapitre 171 sur 460 · Préparation évangélique, IV · texte numérisé non relu

Préparation évangélique, IV

BiBL. ÉGYPT., T. XXXV. 12

menât à cordons dénoués^ dont la forme est bien celle du fouet, qui d'ailleurs se porte souvent au cou, encore aujourd'hui.

Comme collier, la menât se plaçait de telle sorte que le disque pendait dans le dos : elle recevait souvent un bourrelet protecteur pour le cou, et souvent aussi, ce qui l'a fait prendre pour un contre-poids de collier, elle supportait par devant un pectorale

Dans ce rôle, la menât était en rapport intime avec son nom, qui appartient à la même racine que ceux de la nour-

rice, __,, et de la mamelle, oo' i^pliciuant par

là des idées de production , de nutrition et de protection , qu'exprime la présence de l'objet au cou des vaches divines ou des vautours divins', et des déesses -mères. Celles-ci le tendent souvent aux rois comme un talisman destiné à produire une sorte d'effet magique. L'effet ou l'objet magique s'appelait en égyptien sa, et de là vint probablement la valeur s donnée à la menât dans ,^^ pour Osiris'', au sistre dans ^ S pour

o °M«o , et même au Tat dans ^^ y. ïï pour />^ | '^^^ en écriture secrète'. A Médinet-Abou, Hathor tend à Ramsès III son collier menât et un sistre d'où pendent les signes •Ç- j, en disant : « Je te présente la menât et le sistre; jeunesse à ton ne^ en vie et bonheur'' ! n

1. J. de Roug«'', Edfou, I, 33, et II, 163; Bi'ugscli, Supplément au Dictionnaire, p. 8ô0 ; Denkmàler, IV, 79, a; J. de Rougé, Inscriptions I, 20, 1. 8; cf. Naville, Mythe d'Horus, 13.

Page 1