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Saturnales, I

du cœur\ mais qui était en tous cas le récipient d'un amulette quelconque. Les Romains ajoutaient de même des phylactères aux bracelets : ainsi la première dent d'un enfant, en bracelet, préservait des maux de matrice % et Néron enfant avait dans un bracelet de la peau de serpent'.

La nature des objets rappelés par la menât, ou contenus dans la menât, ou peut-être à l'origine composant la menât, nous est révélée à Dendérah, et l'un d'eux a pour analogue un singulier phylactère africain. Les lettres des missionnaires rapportent que la fille convertie du roi Mtésa, dans l'Ouganda, « mit en pièces et jeta dans un trou une amulette » immonde et honteuse que les princes et princesses reçoi- » vent à leur naissance, et qu'ils doivent conserver avec » respect durant toute leur vie. A leur mort elle est l'objet » d'un culte ridicule : on croit que l'âme du défunt y réside, » et il n'est pas rare qu'on lui accorde des sacrifices hu- » mains \ »

On comprend que l'un des organes de la génération ait passé pour favoriser la croissance ou la vitalité. C'est en vertu de cette idée, et pour acquérir la virilité de l'ennemi, que les Égyptiens après une victoire coupaient les phallus de leurs adversaires morts, coutume qui a existé chez d'autres peuples, par exemple à la Nouvelle-Calédonie, où les parties viriles du vaincu appartenaient au vainqueur\ De même encore dans les rites de l'Ap-ro, on frottait la bouche et les yeux de la statue, pour les ouvrir, avec quatre parties

ovales prises au corps du taureau sacrifié, les o J 1 1 1 i,

c'est-à-dire, sans doute, les rognons et les testicules.

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