Ici., III, 29 et
5. Id., IV, 173; cf. Brugscli. Reçue èr/j/ptologique, t. II, n" IV, p. 326.
{;. Cf. Hérodote, VII, 35 et 31.
7. Les oriijinrs de la clcilisalion, ti'.'id. française, p. 273.
ET l'Épreuve de la chasteté 25
la figure avec l'urine d'une femme chaste. Il chercha longtemps et ne fut guéri que par la femme d'un jardinier : il l'épousa et fit brûler dans le désert les autres femmes sur lesquelles il avait tenté l'épreuve, puis il consacra, d'après les conseils de l'oracle, deux obélisques au dieu d'Héliopolis '.
Hérodote nomme « terre rouge » le village où furent brûlées les femmes coupables, et Diodore l'appelle « terre )) sacrée». C'est ce dernier historien qui attribue la guérison du roi à une jardinière, particularité qui manque dans Hérodote et qui vient évidemment d'une source commune aux deux historiens, sans doute le livre d'Hécatée de Milet.
La légende (car on ne saurait voir là un récit historique) parait avoir été souvent racontée dans l'antiquité, et Pline' en relate un détail, quand il dit que Neuchorée, fils de Sésostris, érigea l'un des obélisques d'Héliopolis en souvenir de sa guérison. Le nom de Neuchorée est, comme l'ont montré MM. Lepsius et Lauth, une mauvaise traduction de Phéron, qui signifie en réalité, comme Pharaon, la Grande Demeure, le Palais, la Cour, en égyptien per-aa. Les Grecs confondirent Pet-aa, Pharao, avec le mot égyptien Phruro, le Nil, *po'jpw r^tot NstXoî ', et par suite avec le mot d'origine sémitique Nachor, Neilos, le Nil, d'où l'équivalence de Neuchorée [cf. Uchoreus^], et de Phéron ou Pharaon : Narakho ceu Pharao, dit la Chronique de Malala',
Les savants qui cherchent à expliquer les croyances égyptiennes ont largement usé et abusé du mythe solaire, sorte de clef pour toutes les serrures, et Phéron, à ce