‹ Œuvres diversesChapitre 207 sur 460 · Mariette, Abjjdos, III, p · texte numérisé non relu

Mariette, Abjjdos, III, p

OU prince héréditaire, scribe du roi et scribe des recrues, — un enseigne de vaisseau, — un factotum du harem, majordome dans le paUiis de Memphis, — un porte-étendard, — un favori et compagnon du roi, chef des travaux dans Karnak, — un erpa ha, père divin et ami divin, nourricier ou gouverneur des enfants royaux, — et deux autres gouverneurs des enfants royaux.

Sous le Moyen Empire, on trouve l'un de ces personnages du Kep (celui du harem royal), honoré par un directeur de palais, — un autre, honoré par un abu ou contrôleur, — un autre, honoré par un gardien d'arc, — un autre, honoré conjointement avec un ahenis panetier et des agents d'approvisionnement du trésor par eau et par terre, — un auti'e, enfin, honoré par un Anmutef, tandis que, par contre, d'autres honorent — un directeur de palais, chef de Thinis, un des chefs du magasin des cadeaux, — et un suien rekh.

Le même titre, d'après les documents du Nouvel Empire, était quelquefois porté par le père et par le fils, ainsi Anarti et Arti, Aï et Ranuro, mais, dans d'autres cas, l'identité ou la transmission du titre n'apparaît point; ainsi un père divin et un scribe des troupeaux ont chacun pour fils un personnage du Kep, sans appartenir eux-mêmes au Kep, à en juger du moins d'après les textes publiés.

En somme, le Kep était un lieu secret dont les S) étaient susceptibles d'occuper des fonctions très diverses et souvent très élevées. Or, ces 6j), de beaucoup plus nombreux que les subalternes et que les directeurs, composaient le véritable personnel de l'endroit : ils en étaient les enfants, car, le mot ÏÏ) n'ayant pas d'autre sens que celui d'enfant, on ne peut hésiter sur sa traduction.

On trouve d'ailleurs certains Égyptiens désignés d'une manière analogue, qu'elle soit ou non métaphorique :

^^ffl n^ ' ^'^'^/^'^^ ^'^ ^^ mcdsofi', "^^lud, le fils de la maison (dans une famille de 1 et de garde-magasins d'Ammon), et 2^ J^ "^^ cmi', le (jardien des choses, fils

de la maison^ (cf. J® ^\ J ® ^ " ' ■\ J?^. et "^

, '', le de l'Ancien Empire). Les Hébreux ai)pelaient

l'intendant le fils de la maison et le ministre le fils du roi^; cf., en Egypte, le fils royal de Kush, de Nekheb, de Teni, d'An, ou d'Anit, et de tout pays étranger. Dans la civilisation assyrienne^ a les supérieurs et les inférieurs se don- )) naient respectivement les noms de père et de fils »'. De même encore, en Macédoine, on disait enfants royaux des fils de grande famille choisis pour servir le roi'.

Dans le titre relatif au Kep, la prononciation du signe de l'enfant n'est pas connue; il existe à la vérité une variante (1 S)^", qui rappelle certains noms propres du Moyen Empire, (1 fll)^z:^", (1 pj')(]", et qui indiquerait les lectures ou

(]==.", (\^", „„ 1 |^".ou(l|^°". ,nais l'a pourrait être tout aussi bien linitiale archaïque qui se retrouve dans

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