A. -H. Ssiyce,Proceedings, juin 1889, p
En résumé, Horemheb serait Horus-Armaïs comme Thotmès III serait Méphrès-Méphragmuthosis, et Khiinaten serait Aklienkliérès comme Tliotmès II serait Khébrôn : ces analogies s'éclairent mutuellement. Obtenue ainsi, l'assimilation de Khunaten et d'Akhenkhérès permet d'associer au témoignage des monuments celui de Manéthon, ce qui jette un nouveau jour sur l'énigmatique Pharaon dont il s'agit. Son histoire et sa physionomie se précisent.
A la mort d'Aménophis III, il y eut une lutte entre les partisans d'Amen et les partisans d'Aten, nom contre nom. Les premiers, adorateurs du dieu thébain Ammon, avaient pour eux le sacerdoce et le peuple, c'est-à-dire le sentiment national. Les seconds, adorateurs du dieu héliopolitain et pharaonique Ra ou le soleil, qu'ils appelaient Aten ou le disque, étaient représentés par le harem, la famille et la maison pharaoniques, en outre d'un appoint sémitique considérable que le nom d'Aten comme le culte du disque purent contribuer à rallier, et sans doute aussi d'une sorte d'administration placée, depuis Thotmès IV au moins, sous le patronage d'Aten.
Concurremment peut-être avec Khunaten, chef du parti du disque, le chef du parti d'Amnion, IIorus-Armaïs-Horemheb. succéda à Aménophis III. Il voulut voir les dieux, c'est-à-dire inspecter les temples souillés sans doute par les hérétiques, f;iit dont paiic aussi un texte de Turin', et prit conseil là-dessus d'Aménophis, fils de Paapis, son contemporain, d'après les documents hiéroglyphiques". Josèphe, qui rapporte cet épisode, le confond ', de môme qu'on prenait