‹ Œuvres diversesChapitre 22 sur 460 · Suidas, au mot Ai-o · texte numérisé non relu

Suidas, au mot Ai-o

L'annean de Polycrate a été symbolique au même titre.

La colère de Phéron contre le Nil doit rappeler, comme certains des fléaux que mentionne VEœode, les troubles apportés dans le régime du fleuve par une mauvaise administration; d'autre part, l'infirmité dont le monarque fut atteint, sorte de talion en vertu duquel la cécité physique punit l'aveuglement moral, est un des maux qui devaient passer le plus fréquemment pour des marques de la colère divine en Egypte, où les ophthalmies sont si communes.

3. — Le conte rapporté par Hérodote et par Diodore n'a pas seulement trait à l'impiété et au châtiment de Phéron; la guérison du prince y forme un nouvel épisode, qui greffe une seconde légende sur la première.

Cette légende n'est assurément ni atmosphérique ni solaire, et elle parait tirer son origine de la thérapeutique égyptienne. Rawlinson, dans son commentaire sur Hérodote', dit en effet que l'urine passe encore, en Egypte, pour le spécifique de l'ophthalmie. La médecine ancienne se compliquait habituellement de magie, ce qui explique pourquoi l'on a pu tenir compte du plus ou moins de pureté. même morale, de la personne chargée de fournir le remède.

Il semble même qu'on ait vu In, au moins spéculativement, un moyen de constater la chasteté des femmes. Rien ne nous npprend si ce moyen était usité dans la pratique, mais en tout cas les Égyptiens n'auraient pas été le seul peuple ayant eu le droit de vérifier par des épreuves légales la vertu féminine : qu'on se rappelle en particulier le gâteau de jalousie et les eaux de malédiction dont il est parlé dans le Pentateuque \ le combat des jeunes Libyennes",

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