‹ Œuvres diversesChapitre 23 sur 460 · Hérodote, IV · texte numérisé non relu

Hérodote, IV

ET l"ÉPREUVE de la CHASTETÉ 2*à

le dragon de Lanuvium' et le bouclier des Celtes'.

Le folk-lore, d'ailleurs, offre plusieurs exemples de procédés analogues, attribués aux Psylles ', aux aigles', aux crocodiles', etc. Un de ces exemples est fourni par un conte arabe d'origine égyptienne, ou tout au moins relatif à l'Egypte, de sorte qu'on pourrait presque se demander si la tradition arabe et la tradition pharaonique se relient ici par une simple analogie ou par une véritable filiation.

Le conte arabe, « Histoire du prince Zeyn Alasnam et du roi des génies », se trouve dans la traduction des Mille et une Ahiîts de Galland et dans celle de Weil, mais le texte original ne parait pas avoir été publié.

D'après l'histoire de Zeyn Alasnam, le roi des génies habitait en Egypte une île où l'on était conduit en barque par un autre génie à tête d'éléphant. — N'est-ce-pas là l'île d'Éléphantine? Le site de la première cataracte a eu de tout temps ses légendes', et Lane a reconnu déjà ce site dans un récit des Mille et une N'uits traduites par lui', sous la forme d'une mer (la mer des Trésors) entourant une île escarpée. Suivant Plutarque, ni oiseau, ni poisson, ni personne n'approchait de l'île de Philse, emplacement du tombeau d'Osiris* et type sans doute de l'île du Génie (ou Ka) des légendes égyptiennes; les prêtres seuls y abordaient à un certain jour de l'année.

Dans le conte traduit ou imité par Galland, le roi des

1. Pro perce, 1. I\', vu, Do Lanutii draconc, et Élien, Hist. Aniin., XI, 16.

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