Cf. Champllion-Figeac, Égijpte ancienne, p
8. Denhmaler, III. 119, c, et Cbampollion, Xotices, I, p. 574.
Aménophis III, si l'on interprète ici, comme M. Brugscli, le texte de Turin', son mariage avec une princesse qui était sans aucun cloute de pur sang royal, et aussi son orthodoxie, réunirent sur sa tête tous les droits à la couronne. C'est en vain que Khunaten retint à sa cour la princesse mariée à son rival, INIautnet'em, et en épousa la sœur, Neferiti*, si la Mautnet'em et la Neferiti de Tell-el-Amarna ne sont pas deux filles dénommées à l'égyptienne du roi de Mitann Dusrata, car une fille de ce roi, veuve d'Aménophis III '' était devenue la femme ou l'une des femmes de Khunaten '' Le deuxième successeur de l'hérétique, Tut-ankh-Amen qui était fils d'Aménophis IIP, comme le savaient Lepsius E. de Rougé, Mariette, etc.'', et qui paraît s'être réclamé d'une reine Ramerit, sa mère' ou son aïeule', ne put se faire admettre non plus dans la liste des souverains légitimes, malgré sa filiation, comme M. Brugsch l'a remarqué dans son Histoire\ soit qu'il fût né d'une étrangère, soit que son alliance avec Khunaten ait causé sa déchéance et celle de ses enfants, s'il en eut.
C'est avec l'aide des étrangers, qui figurent plus d'une fois dans les tableaux de l'époque'", et qui plus tard furent chassés ou remis à leur place'' par Horemheb, que Khunaten, sans
1. Efji/pi undcr l/te PJuirKo/is, I, p. 515; cf. Dcn/.:/nalrr. III, 9, c ot /, et Zcitsc/trift, 1890, p. 36-43.