‹ Œuvres diversesChapitre 222 sur 460 · Cf. E. deBergmann, Zeitschrifi, 1889, p · texte numérisé non relu

Cf. E. deBergmann, Zeitschrifi, 1889, p

doute sémite par sa mère comme Salomon était liëtëen par la sienne, s'empara complètement du pouvoir. Son père n'était pas Horus, comme le dit Josèphe, mais Aménophis III, comme le montrent les textes hiéroglyphiques et cunéiformes', qui lui donnent pour mère la reine Tii, femme d'Aménophis III, et pour i)ère ce Pharaon. Une autre preuve de sa filiation, s'il en était besoin, est son nom de famille Aménophis IV, abandonné ensuite pour celui de Khunaten, comme on le voit clairement, par exemple, au tombeau de Rames : de même, Hatshepsu se fit appeler d'abord Amenset-Thotmès", ce qui a jeté Champollion' dans un singulier embarras. L'erreur de Josèphe s'explique. Horus et Kliunaten s'étant disputé et peut-être partagé le pouvoir à la mort d'Aménophis III, Manéthon a pu, dans quelques résumés de chapitres, présenter tantôt Horus, tantôt Khunaten comme le successeur du Pharaon défunt. Josèphe, alors, voyant tantôt que Khunaten avait été précédé par Horus, tantôt qu'il avait remplacé son père, aura pris Horus pour ce père, confusion assez semblable à celle qui a eu pour résultat de faire d'Amenset la sœur d'Aménophis P''.

Ici, Manéthon nous révèle un fait important : c'est que, d'après lui, Khunaten, ou Akhenkhérès, qu'il appelle la fille de son prédécesseur, -:oO os Oj-;â-T,p\ était une femme.

En effet, les tableaux donnent habituellement à ce souverain, personnage imberbe aux hanches développées et aux membres frêles, les formes typiques de la femme ', avec un

1. ProccedliiQs, juin 1888, p. 546, et juin 1889, p. 380-391, et Journal asiatique, novembre-décembre, 1890, p. 421.

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