Flinders Petiie, Ton Years' Di(jging in Ef/i/pt, p
8. Schiaparellj, // Libre dei Funerali, parte prima, p. 66, et pi. 4, 1. 20.
248 ÉTUDE SUR ABYt)OS
un insecte, la sauterelle et la colombe de Tliéodoret, sans doute, les Égyptiens ne perdaient-ils pas de vue le corps qu'il figurait, de même que pour ]c>i rckhiu, dont le phonétique est dëtermin('> comme celui de Yabait par l'oie' ou par l'oiseau huppe", et dont ils faisaient tantôt des oiseaux et tantôt des hommes". Les Grecs ne concevaient pas les choses autrement lorsqu'ils donnaient à l'âme la forme humaine malgré son nom de 'Vv./> comme dans la ^z/.r.-j. de VOdjjssce.
La conjecture que le hird-fly de l'âme ])ouriait être le papillon", comme chez les Grecs et chez plusieurs autres peuples, parait très plausible : c'est â tout le moins quelque chose de ce genre, un oiseau ou un insecte figurant, par comparaison ou calembour, l'àme-ombre, qui figure le corps; le vol de l'âme au-dessus du corps est indiqué par le papillon lui-même dans un texte de basse époque \
Par contre, en Grèce, l'abeille sj^mbolisait aussi les âmes, que Sophocle comparait â un essaim", comme Virgile : ac veluti in praiisf, etc/' Suivant Porphyre, les anciens appelaient abeilles les âmes destinées â renaître' : Saon fut guidé vers l'antre de Trophonius par un essaim d'abeilles", et ce caractère â demi funèbre de l'insecte a dû être pour quelque chose dans la croyance, si fortement enracinée chez les Komains, (pi'un essaim portait malheur là où il s'arrêtait.
L'AjH'o montre Vabait dans son rôle humain : les autres textes le représentent dans son rôle divin, qui n'est d'ailleurs que l'élargissement du premier. Analogue peut-être au (^t^. lj(J ornitliocêphale des hypogées royaux'' et au
1. Cf. Xavillc, TofUcnhiicIi, chap. i, pi. 6, et eliap. xviii, pi. 78,70.