De Natura aniinaliuin, VII
8. J. de Rougé, Inscriptions géographiques d'Edfou, [d. 130; cf. Pepi II, 1. 738.
BiBL. ÉGYPT., T. XXNV. 17
d'Abydos'. Les deux corbeaux sont probablement une variante des deux éperviers' du sud et du nord' figurant le nome Coptitc, dont le dieu Khein présidait à une des fêtes funéraires, la sortie de Khem, possédait une Neshemt comme Osiris*, était souvent mentionné à Abydos, était adoré aux gorges conduisant comme Abydos hors de ri']gyptc, était le maître des Mat'aiu% et avait son nid dans l'oasis dite Vile de Testes'', où s'en allaient les mânes, comme nous l'apprend la stèle de Londres". Si ces éperviers et ces corbeaux correspondaient aux deux ^v et aux deux ^^, einljlcmcs de
l'àme", qui représentent Vabait aux Pyramides royales (cf., comme couples de conducteurs, les deux chacals Ap-uatu, et les deux loups qui menèrent Rampsinit aux enfers), on s'expliquerait pourquoi la fable du Mont des Oiseaux a hanté les parages d'Akhmîm, une des villes de Khem, qui aurait hérité avec Coptos des traditions d'Abydos déchue', en les adaptant aux siennes. Aujourd'hui, la légende est i\\(dQ près de Minieh, et l'antique région ou porte de la Fente, l^-pek, dont le site se trouvait assez éloigné du Nil, est tombée dans le même oubli qu' Abydos.
Par une fortune analogue, le mantis a cédé aussi la place à l'oiseau dans les croyances locales, mais son caractère de guide reste fort explicable. Il existe des oiseaux qu'on appelle indicateurs, et le mantis a une faculté du même genre que la leur, du moins en apparence : en effet, une des par-
1. Stèle C 3 du Louvre. 1. 14 et 15: cf. Todlcnhtich, cliap. xvii, 1. 61-6.3.