‹ Œuvres diversesChapitre 25 sur 460 · Gcnèsf, ch. xLiv · texte numérisé non relu

Gcnèsf, ch. xLiv

ET l'ÉPREUVR de la CHASTETÉ 31

Voilà une question qu'on est amené à se faire clans bien des cas analogues.

Quoi qu'il en soit, le miroir est un emblème assez naturel de la pureté, comme le montre, sans parler du reflet perdu d'Hofïmann, le vers de V. Hugo :

Sur ce miroir terni qu'on nomme face humaine'.

et le passage suivant d'un roman contemporain : a Un » souffle impur avait terni le miroir ; on ne s'y reconnaissait )) plus, toutes les figures dansaient, grimaçaient. Le voilà » net, sans tache ; la douce et chère image s'y reflète sans )) tache.)) Quand la femme subit son impureté mensuelle, speculorum fulgor aspecta ipso hebetatar, disait Pline". En résumé la légende grecque du fils de Sésostris, ou Phéron, appuie l'opinion que la flèche de Nemrod a partout s"es analogues, comme expression de la guerre que l'homme fait parfois aux dieux et aux choses. Elle montre ensuite, dans sa mesure, qu'il faut faire au folk-!ore une plus grande part que certains savants ne sont encore disposés à l'admettre. Enfin elle contribue à révéler la manière dont les traditions s'agrègent poiu' composer une sorte d'histoire ad usum popnli, vraie au fond, fausse â la surface, et, pour mieux dire, traduite en fictions.

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