Maspero, Sur quelques papi/rus du Lourrc, p
266 ÉTUDE SUR ARYDOS
fice runéraire, pratique jadis employée par les Culchidiens', qu'Hérodote croyait venus d'Egypte', et encore en usage de nos joiu's .sur le haut Nil', l'ne dos momies de Dcir-el- Baliari, celle d'un jeune prince thébain anonyme, était entourée d'une peau de mouton, en souvenir peut-être, bien que la laine fût impure dès le Moyen Empire au moins \ de la coutume thébaine d'après laquelle on enveloppait la statue d'Ammon, une fois par an, avec la peau d'un bélier sacrifié"'. Osiris, qui est représenté sur ime peau de mouton dans un papyrus magique du British Muséum'', avait été enseveli dans une vache de bois, d'après Diodore', comme la fille de Mycérinus, d'après Hérodote".
Tombées en désuétude, ces pratiques furent remplacées par des équivalents, ainsi que le montrent différents indices : on transporta les momies à la nécropole sous un tapis de cuir\ comme celui de la princesse Astemkheb, ou bien sous un ciel à charpente de bois, sorte de dais recouvert de cuir, et appelé la peau dans l'iiistoiro de Sineh, [=^ ^
Etre sous le cuir, c'était être mort, et métaphoriquement la tombe fut aussi la peau: c'est pourcpioi l'annonce que le^ bœufs traînent (la momie) vers la demeure du corps,
1. Fi-(i'/nir/ita hisiaricnruiii Gi-œcnntin, II, p. 380; Apollonius de Rhodes, Arrjoiianti>/iiPs, III, 202, et Élien, V((riœ Historiée, IV, 1.