‹ Œuvres diversesChapitre 254 sur 460 · II · texte numérisé non relu

II

9. Cf. Clianipollioii, Nodees, I, p. 4i)l, et Wilkinson, T/ie nncient Efuiptians, édition Bircli, pi. 01.

ÏO. Denicinaler, VI, pi. lOG, 1. 193-194.

1 «. ^&i ^'^^^ y', est exprimée ainsi au tombeau d'Anna (XV1I1« dynastie) : Les bœufs vujoareAtx traînent (le prince) m'.s /e Mc^se/v, "^^ , [1] j ' □ ^T S ,-=© ^^^ î V '*' Q'^'^^i^'^^*^ légèrement déformé [-ar le graveur ou par le temps, avec ^ pour a et D pour n, le mot mesek est facilement reconnaissable ici.

Le mort mis dans une peau, ou sous une peau, semblait obtenir par là l'excellence ou tout au moins la protection de l'animal dont la dépouille l'entourait, comme ces anciens Éthiopiens qui s'étranglaient avec une queue de vaclie ', ou ces modernes Hindous qui tiennent en expirant la queue d'une vache. S'afllubler d'une peau de victime, en elïet, a toujours paru un des plus sûrs moyens de s'approprier la vertu du sacrifice, à preuve la peau de bélier qu'avait à ses pieds le futur myste se purifiant aux Éleusinies^ les toisons de béliers dont se revêtaient les prêtres de Zeus allant conjurer la Canicule sur le Pélion ', la peau de brebis dont les visiteurs d'Hiérapolis, en Syrie, se couvraient avant de partir", et la peau de bœuf sur laquelle s'asseyaient les Scythes qui voulaient contracter une alliance\ Mais les Égyptiens ne s'en tinrent pas à cette conception initiale. Comme toute chose a son bon et son mauvais côté, l'idée fâcheuse de la mort fit de la peau un emblème funeste et par conséquent typhonien, d'une part, d'autre part, comme le processus polythéiste assimile la nature à l'humanité, chaque défaillance divine devint une mort huiuaine, et les dieux passèrent aussi sous la peau.

Dans la représentation commémorative des obsèques d'Osi-

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