Lane, T/ie Modem Eunptians, édition Poole, p. 252 et
les coutumes funéraires appartiennent, en É^rypte comme ailleurs, à une couches d'idées très primitives.
Parmi ces idées, figure celle de la manducation des hommes par les dieux \ sortes d'anthropophages ou de harpies qui causent hi mort en ce monde par leur voracité. Ce n'est donc pas seulement l'œil du Soleil, ce sont encore les habitants de l'Egypte que Typhon cherchait à dévorer. Aussi trouvet-on dans les livres égyptiens sur l'autre monde des renseignements comme celui-ci, qui est relatif à un serpent duquel émergent l'mu et l'œil sacré, c'est-à-dire le soleil : L'image de Tmu sort de son dos, puis ilrnvcde son image. Il vit des
ombres des morts, son corps est fait de têtes, •¥- y""^
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jl . Un autre monstre, composé d'une chaîne de têtes,
sorte de Nehebka, s'appelle Tepi, Celui des têtes"" ; au tombeau de Séti 1^^ les têtes sortent d'un serpent sous les coups de bâton qu'o"n applique à celui-ci, comme ailleurs à Set', pour lui faire rendre ce qu'il a englouti '.
Cette conception des morts dévorés par l'enfer ou la terre" en amène une autre. Puisque les dieux de l'autre monde ont faim, il faut leur donner à manger en passant pour n'être pas mangé soi-même. De là, les gâteaux de Cerbère, et les gâteaux tenus par les visiteurs de l'antre de Trophonius. De là aussi, très vraisemblablement, le gâteau de Tehen, remis au mort égyptien pour Typhon.
Le gâteau aurait figuré par substitution la vie humaine, avant de symboliser la clarté solaire, et on l'aurait rompu, suivant la vieille coutume de casser les amulettes des tombes,
1. A. Réviile, Los Hcluiions des pcupli'S non cirilisès, t. I, p. 210, et t. II. p. 94, 97 et 128.
2. Anituat, onzième heure, premier registre; cf. Champollion, Notices, I, p. 790, et p. 767.