‹ Œuvres diversesChapitre 29 sur 460 · rVj/[>. 1. IX · texte numérisé non relu

rVj/[>. 1. IX

.'{. lI>'nHl,,t.«, IV, 12(ictl.Sl : Tite-Live, VII, 31 : IX, 0; XXXI, 29, etc.

Les rites dont il s'agit ici étaient destinés à protéger les demeures de toute nature : ils comprenaient donc nécessairement, outre l'accomplissement de certains sacrifices humains ou non et de certaines formalités d'orientation ou de date, l'installation des innombrables statues, statuettes, amulettes, etc., dont les Égyptiens se montrèrent de tous temps si prodigues. Cette abondance de matière fait qu'il semble difficile d'épuiser le sujet, mais il reste toujours possible de le comprendre et de le faire comprendre, ou d'y tâcher. Pour y réussir, il sera peut-être bon de se défaire d'une illusion qui parait d'ailleurs assez naturelle.

C'est que, si l'on considère l'importance et l'ancienneté des vieux rites, on est tenté de voir en eux quelque chose d'irréductible et de primordial, comme l'a fait parfois M. Fustel de Coulanges. Il faut bien admettre néanmoins, sans remonter à l'infini, que l'état d'esprit indiqué par nombre

1. Ce n'est que la première partie de l'ouvrage projeté par Lefébure. Elle fut insérée dans les Publications de l'École des Lettres d'Alger, Bulletin de Correspondance Africaine, dont elle forme la quatrième livraison, in-S", Paris, Leroux, 1890, 104 p. L'exemplaire qui nous a servi pour cette édition porte de nombreuses notes de Lefébure, qu'il nous a paru intéressant de reproduire au bas des pages. — G. M.

de pratiques et de cérémonies a été précédé d'autre chose. Le cannibalisme, par exemple, n'a rien en soi de sacramentel : c'est le fait de brutes qui s'entredéchirent, et il a fallu un certain raffinement de ])ensée pour imaginer qu'on absorbait l'âme d'un homme en mangeant sa chair. De même il est naturel qu'un barbare affiche la tête de son ennemi vaincu avant de songer à faire de cette tête une sentinelle, ou bien qu'il se frappe de douleur et de colère avant de songer à offrir ses mutilations aux dieux. Les anciens cultes semblent ainsi devoir leur fond à l'instinct et leur forme à la réiloxion, ou tout au moins à une certaine réflexion, si grossière qu'on la suppose.

C'est là un point important qui n'est peut-être pas assez indiqué au cours de la présente étude, restée un peu à l'étroit dans le nombre de feuilles d'impression qui lui a été accordé, même en le dépassant de plusieurs pages. Il y a donc lieu de désirer ici une certaine indulgence pour des lacunes trop faciles à apercevoir, sans parler de celles qui résultent du manque de caractères hiéroglyphiques, cause parfois de quelque gêne dans la discussion des textes.

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