rf., p
5. DeiiLinuler, III, pi. 229; ci'. ChampoUion, Notices, I, p. 478.
Il est à noter que les Égyptiens donnaient un même nom, Kens, à l'autre monde et à l'Ouadi Kénous, partie de la Nubie avoisinant rÉgy[)te : le côté de l'ile de Bighéh qui regarde Philse s'appelait aussi Konosso, indice que l'emplacement de l'Aljaton consacré au dieu des morts, ou Osiris, doit être cherché de ce coté.
Le zèle de Herkhuf plut au roi, qui lemercia son sujet par un rescrit gravé dans la tombe du |)ers()nnage; le souverain s'étend surtout dans cette s(jrte de certificat sur le plaisir que lui fit le nain.
Tu as ramené un Tenka, délices du dieu, du parjs des Bienheureux, pareil au Tenka que ramena le chancelier divin Urtatlu, de Punt, au temps du roi Assa (V^ dynastie), et il Cest dit de la part de Sa Majesté : Jamais aucun autre n'en a ramené un pareil à lui à Amam auparavant.
Plus loin, le roi décrit quelques-uns des tours favoris de son nain : Tu as ramené ce Tenka, tu l'as ramené du pays des Bieniteureux, vivant, en bonne santé, pour être les délices du dieu, pour être la Joie du cœur et la délectation du cœur (snedjem ab) du roi Nejérkara, qu'il vive à Jamais! Si quelqu'un descendait pour se tenir en hai'que, faisant comme des gens lieurtés qui se seraient trouvés derrière lui en son lieu de la barque, il tombait dans l'eau^ ; si quelqu'un se coucliait dans l'obscurité, faisant derrière lui V homme venu pour se coucher dans son lit, il s'y installait vite dans l'obscurité. Sa Majesté aima voir le Tenka plus que les apports et les raretés de Punt. Quand tu arrivas dans ton pays, au palais, tu présentas ce Tenka, vivant, en bonne santé, et Sa Majesté J'era pour toi plus qu'il n'a été fait pour le chancelier- divin du Bélier, Urtattu, au temps du roi Assa, en raison de mon désir de voir le Tenka-,
1. Cf. Pi/rainide de Prpi I, 1. 400, et Pi/i-ainidc de Mcrcnra, 1. 572.