‹ Œuvres diversesChapitre 306 sur 460 · Una Tomba Egùiana inedita, p. 20 à · texte numérisé non relu

Una Tomba Egùiana inedita, p. 20 à

Dans ce texte, le nom du Tenka est déterminé par l'hiéroglyphe de l'oreille et celui du nain; aux Pyramides royales, il a pour déterminatif soit un [)oint noir', sans doute ici la prunelle de l'œil, soit une tète avec deux bras'. Ses titres de délices et de plaisir du dieu sont de plus accompagnés, au tombeau de Herkhuf, par l'homme qui danse, hiéroglyphe de la joie, mais le déterminatif [)récis de la tête avec les bras montre que la caractéristique du nain était moins la danse que la gesticulation. Ce n'était pas un danseur attitré. M. Schiaparolli voit un etlmique dans son nom de Tenka, c^ue rien ne désigne comme étranger, et qui aurait, dans ce cas, été égyptianisé depuis longtemps, c'est-à-dire confondu avec un radical de la langue.

Les Tenka de l'Ancien Empire ne sont pas les seuls bouffons de l'entourage royal que l'on connaisse par les monuments : il y a, par exemple, deux nains aux jambes difformes dîuis le cortège efféminé de Khunaten', mais leurs portraits ne sont accompagnés là d'nncune qualilication.

Les grands possédaient aussi des Ijoutîons à leur cour'. Une bossue et un nain figurent parmi la domesticité du surintendant des travaux Semnefer, à la IV*' dynastie'. Au mastaba de Tebhen, cpii est de la même époque, une naine suit des chanteurs et kU^^ chanteuses". Au tombeau de Sabou, contemporain du roi Téta, un nain conduit un bœuf en

1. /'f/rnnudt; de Prpi /, 1. 101 ; cf. l'i/raniide de Tcta, 1. 241, 275, 337, etc.

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