Cf. Recueil de Travaux, X, p
4. J. de Rougé, Inscriptions hiérofflj/phiques, I, pi. 24, 1. 8.
5. Perrot et Chipiez, Histoire de l'Art dans l'antiquité, I, p. 664-
Le fait que les Tenka venaient de la région des Mânes et de Punt, c'est-â-dire du monde méridional, remet invinciblement en mémoire les Pygmées', que le nom do Tenka soit ou ne soit pas d'origine exotique.
Les nains qui peuplent la grande forêt équatoriale de l'Afrique étaient, eu efiet, bien connus des anciens. 11 y en avait jadis jusqu'aux Syrtes, s'il faut prendre au sérieux ce qu'on disait des Psylles' ou puces humaines (de 4^1X0?, petit), Il y en avait au sud-ouest du Sahara, où les explorateurs Nasamons dont parle Hérodote' furent capturés par de petits hommes noirs. Il y en avait dans toute l'Étliiopie d'après Strabon^ et dans le voisinage des grands lacs, d'après Aristote". Aussi les Egyptiens, ([ui furent |)lus que personne en contact direct avec les peuplades africaines, u'onl-ils pu manipier de rencontrer les Pygmées.
A première vue, los Tenka rappellent une tribu qui occuj)ait les Oasis sous les Hamessides, celle des Tektana" ou Tekalen, dont le nom étiiit latlaché par ses déterminatifs hiéroglypliirpies à la lacine teka. On ne saurait guère, sur un tel indice, assimiler les Psylles aux Pygmées de Tektana, mais les Pygmées sont mentionnés directement dans une iiisci'iplion de Karnak. Là, ce n'est pas leur nom, c'est leur ligure niénie qui les désigne, comme dans une allusion de la stèle Metternicli" au gros nain (jai pai'coai'l la terre de /mit, sorte de Lémure ; le texte