‹ Œuvres diversesChapitre 310 sur 460 · L. 223; cf. Recueil de Tracaux, XIV, p · texte numérisé non relu

L. 223; cf. Recueil de Tracaux, XIV, p

thébain est ainsi conçu : « les nains des contrées du sud » arrivent avec le tribut à la porte du palais' ».

Voilà bien le p;iys des Tenka et la patrie de Bès, qui venait de Ta-neter\ variante de Punt', deux noms désignant l'Ethiopie des auteurs classiques. Plusieurs autres indices contirmaient la réalité d'un très ancien habitat méridional des nains, en accentuant la lesseniblance déjà signalée plus haut, entre le bouffon égyptien et le Bès éthiopien, ce personnage grotesque qui fut a la fois le Kaiakouch et le Pygmée des vieux temps. Ammon-Bès, par exemple', portait le bonnet de roseaux des Nemnia ou des farceurs, qui, sous le Moyen Empire, avaient des masques imitant le rictus de Bès', et qui paraissent avoir été surnommés les Bès, au moins sous les Ptolémées".

L'assimilation de Bès et du nain ap|)araitra encore, si l'on compare le passage des Pyramides relatif au Tenka avec un titre d'IIorus, dieu qui était un Bès dans le nome arabique' :

O pilote du Juste t^ans ha/yue, lit-on dans la Pyiamide de Mérenia, batelier des Champs Éhjsées, Mcretiva est un juste pour le ciel et pour la terre, Mérenra est un Juste pour cette lie (aa) de la terre : il na;je, ijuil arrive cers elle. (( Celui (/ui est sur les (jenou,c du Nut, Mérenra, est » le Tenka, délices du d,ieu,Joie du cœur du dieu, en pré- » sence des r/ens de sa gi'ande maison, n — Voilà ce (jue tu entendis dans les salles, et tu l'entends (aussi) sur les chemins, en ce Jour oïl l'on t'appelle pour écouter les ordres. S'il te pi ait, les deux chefs de la maison du dieu

1. Dûmichen, Gcoçirnphlsrlic Inschriflcn, pi. 31, et Gcsc/iic/iic des al te II .Egj/pteas, p. 7.

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