‹ Œuvres diversesChapitre 311 sur 460 · Naville, Goshen, pi. 2, 3 et · texte numérisé non relu

Naville, Goshen, pi. 2, 3 et

grand appellent Mérenra ; il est sain et foiH ; Mérenra vofjLiei'a vers la camparjne, beau séjour du dieu grand, il accomplira en elle les rites, pùrnii les fidèles, il désignera ceux-ci pour les offrandes, il les indiquera pour les oiseaux de fête (à recevoir); Mérenra est Horus ; il désignera, Mérenra, pour les offrandes, il indiquera pour les oiseaux'. Le titre d'Horus, qu'on trouve à Dendérah, est simplement : Horus sur les genoux de sa mère, Bès,Jils d'Aa-ment*. Dans les deux textes, il s'agit d'un enfant au giron de sa mère, ou au giron de Nut, l'une des déesses mères. L'enfant, peut-être ici iétoile du matin, qui venait de Punt\ est Horus qui nage vers Vaa terrestre, c'est-à-dire vers l'Ile de la lumière, et qui naît de cette oasis (Aa-ment). Enlin, le même personnage est d'une part le Tenka et de l'autre Bès. Ainsi le nain Bès et le nain Tenka avaient un même rôle, connue une même patrie, et cette patrie était le Sud, pays des lilliputiens nêgi'oïdcs, les Pygmées, dont nos voyageurs signalent encore aujourd'hui l'agilité et la malice'. De pareilles qualités séduisaient assez les vieux Pharaons ])our que leur lutin, comparé à un enfant sur les genoux maternels, prit part même comme ordonnateur aux fêtes les plus iiitini(3s, dans la campagne, beau séjour du dieu grand, rapporte le texte des Pyramides, d'où il ressort aussi que les Egyptiens appréciaient les beautés de la nature autant que les charmes de la société : Eh bien, dit à ce j)ropos, aux contes du Papgrus Westcar", un scribe du roi Snefru en présence du Pliaraon qui cherchait un lieu de raj/mchissement, ou de distraction, que ta Majesté aille au lac rognl, (/u elle fasse monter une barque par toutes les Jeunes

Page 1