LA LUMIÈRE ZODIACALE D' APRÈS LES ANCIENS
Les Egyptiens auraient Hguré la lumière zodiacale sous la forme d'un triangle tantôt droit et tantôt penché. M. Brugsch ajoute à ce renseignement que, en dehors de l'Egypte évidemment, « la connaissance de la lumière en question )) ne date que d'une époque relativement très récente. Elle )) a été observée pour la première fois vers l'an 1660' «.
Toutefois, il parait bien que cette constatation avait été faite par les Grecs longtemps avant l'ère chrétienne, quoique ni M. Gruson ni M. Brugsch n'en aient parlé, et il sera peutêtre utile de le montrer brièvement.
Diodore, dans sa Description de l'Arabie, rapporte que là (( le soleil semble sortir de la mer comme un charbon » ardent qui jette de grandes étincelles ; qu'il ne se montre )) point, comme à nous, sous la forme d'un disque, mais » qu'il s'élève à l'horizon comme une colonne dont le chapi- » teau est un peu écrasé (la pyramide zodiacale est un peu » courbée à sa tête, dit M. Brugsch)', iXXà -/îovt xôv tûtiov è'/eiv
» ïi/cpcof, , [Jir/.pôv £!jtêp'.f)£iTTipav ïyrrni ttjV i~h Tf,s X£cpaX^<; £7ntpàve'.av ».
Diodore continue en citant Agatharchide de Cnide, auteur d'une Histoire d'Asie\ à qui ce qui précède est certainement emprunté aussi : o à son coucher, après avoir dis- » |)aru, il semble éclairer le monde de nouveau.x rayons'. » Le dernier traducteur français de Diodore, Hœfer, ne s'y est pas trompé, et a joint au texte la note que voici : « Une » coloime de feu s'élcvant de l'horizon, une gerbe de lu- » mièri; jetant des étinccHes comme un charbon ardent, etc., » en un mot plusieurs de ces phénomènes énumérés par )) l'auteur, semblent bien s';ippliquer à certains effets de la )) lumière zodiacale. » Stial)on, qui utilise surtout Artémidore et Ératosthène au sujet de l'Arabie', ne dit rien de