‹ Œuvres diversesChapitre 376 sur 460 · Le Liiij-Véda et les origines, p. v et vi · texte numérisé non relu

Le Liiij-Véda et les origines, p. v et vi

montagneuses, où il est à peu près indispensable à la vie : aussi ne peut-on s'attendre à voir en Egypte la religion du foyer occuper le premier rang.

Elle y existait néanmoins. Quand on lit, par exemple, au Calendrier Sa/lier, la prescription relative au 10 du mois Tobi : (( Ne te joins â aucune femme devant l'œil d'Horus )) (le feu') : la flamme qui est dans ta maison, conserves- » en l'activité brûlante en ce jour^ », on comprend bien qu'il s'agit là du foyer domestique tenu pour essentiellement chaste, comme chez les Grecs et les Latins, comités virgiriitatis amat '\

La chasteté, c'est la pureté. En etîet, le feu qui assainit était, pour les Égyptiens, ainsi que l'eau qui nettoie, un élément pur et purificateur par excellence* : là gît l'explication du principal rôle donné au feu et à l'eau dans le culte égyptien. On disait le feu « créé pour purifier les maisons ' )) et le prêtre s'appelait l'homme lavé, ub, c'est-à-dire pur. Ovide interprète d'une manière exactement semblable les différentes purifications imaginées par les anciens :

Omnia purgat edax if/nis...

... cunctarum contraria semina rerum.

Sunt duo discorde^, ignis et unda^ dei ; Junxerunt elementa patres : aptiunqiie ptitarunt

Ignibas et sparsa tingere corpus arjua^.

1. Oscar von Lemm, Bas Riiiuilburli des Aminondienstes, p. 10-11, et Zeitsc/is. f. àrj. Sprache, 1887, p. 114; Brugsch, Zeitschrift, 1868, p. 125 ; P(ipi/nis Rhind, p. 8 et pi. 9, 1. 4 ; Todtcnhrich, édition Naville, II, chap. CLix, pi. 225; etc.

2. Calendriei- Sallicr, trad. Cliabas, p. 67 ; cf . Maspero, Histoire ancienne des Peu/des de l'Orient, I, p. 211.

.3. Ovide, Fastes, VI, 294; cf. III, 698.

4. Cf. Regnaud, Klèmenls de Ordiiiniaire ronipnrce, I, p. 296.

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