‹ Œuvres diversesChapitre 380 sur 460 · Cf. Todtenbuch, édition Naville, II, chap. cli · texte numérisé non relu

Cf. Todtenbuch, édition Naville, II, chap. cli

9. Id., chap. cxxxvii, A et B ; Diimichen, Zeitselirift, 1883, pi. I, et 0. von Lemm, Zeitsclu-ift, 1887, p. 11.3-116.

10. Todtenbuch, édit. Naville, I, chap. cxxxvii, A, pi. 1.50, 1. 23-24.

Ce livre nous apprend que le prêtre, une fois son feu allumé (ch. 1), prenait l'encensoir (ch. 2), posait le fourneau sur l'encensoir (ch. 3), mettait l'encens sur le feu (ch. 4), se dirigeait vers le lieu saint (ch. 5-6), brisait le lien et l'argile du sceau (ch. 7-8), ouvrait la chapelle (ch. 9), découvrait la face du dieu (ch. 10), le regardait (ch. 11), baisait la terre à plat ventre (ch. 12-17), adorait bien dieu (ch. 18-19), lui présentait un parfum mêlé de miel (ch. 20), et enfin le j)uriliait avec l'encens (ch. 21), puis avec la libation', comme le rapporte Porphyre au sujet de Sérapis. Un rite analogue existe au temple de Séti P"^ à Abydos.

On voit que, dans les lustrations quotidiennes des temples, qui étaient à peu près les mômes partout, le feu s'offrait sous forme d'encens. C'est que la purilication était plus eflicace avec un fou parfumé, qui chassait les mauvaises odeurs. On l)rûlait donc de préférence des matières résineuses et odoriféi'antes ; Piankhi purifia Memphis avec le natron et l'encens '. Plutarque a clairement expliqué ce point du culte dans sa description de Kyphi '.

Pour millier une suljstance aussi pure que le feu, il fallait être pur soi-même, et il n'était pas permis à tout le monde de r;illumei\ de le toucher ou de le porter \ Le prêtre (pli avait N; droit d'éclairer la statue funéraire disait aux sculpteurs présents à la cérémonie : « Ne touchez pas à mon » père, malédiction sur qui toucheiait à mon père, la statue » d'un tel ! Je ne te permets pas d'éclairer la tête de mon » |)ère''. » En outre, dans la dédicace du temple nubien de Soleb par Aménophis III, le roi, le préli'e et la prêtresse éclairent les images sacrées, mais la reine Taia, qui se tient sans torche derrière le roi, ne prend point i)art à la céré-

1. O. von Lemm, Dits Riliutlhach id's AnnnonfUcnstes, p. 8-55.

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