‹ Œuvres diversesChapitre 381 sur 460 · cliiaparc'lU, // Libro del Fuiicrali, I, p · texte numérisé non relu

cliiaparc'lU, // Libro del Fuiicrali, I, p

DANS l'iNDE et EN EGYPTE 395

monie, sans doute parce qu'elle n'appartenait pas au corps sacerdotaP. Ces restrictions ex[)liquent pourquoi certains personnages étaient -appelés se/iedju, éclaireurs, pyrophores ou dadouques, soit des prophètes, soit des scribes, soit de la domesticité, soit des pyramides, soit des barc{ues. C'était sûrement à eux qu'il appartenait d'entretenir et de porter le feu ou la lumière de certains lieux ou de certaines corporations.

On remarquera, pour terminer, que le feu ne chassait pas seulement l'infection et l'obscurité, mais qu'il écartait aussi les mauvais esprits et les puissances typhoniennes, c'est-àdire les visions qui hantent les ténèbres ou les influences qui contaminent les objets. La purification se trouvait de la sorte aussi morale que physique. Ces deux ordres d'idées sont habituellement connexes en Egypte, comme ailleurs du reste, à preuve le passage suivant d'Euripide' : « Marche devant moi, » dit la fille de Protée à sa suite dans la tragédie d'Hélène, «en portant les torches ardentes, et sui- » vant le rite sacré, purifie l'espace qui nous environne, » afin que nous respirions un air pur; et toi, si quelqu'un a )) souillé le sol en le foulant d'un pied impie, promènes-y » la flamme lustrale et secoue sur mon passage la flamme » résineuse : et quand vous aurez accompli en l'honneur des » dieux la loi que je prescris, reportez dans la maison le » feu pris au foyer. » C'est ainsi qu'à Rome on portait le feu devant les empereurs et les impératrices.

Egypte. — Le feu et ses dieux

Superstitieux comme ils l'étaient, les Égyptiens n'ont pas manqué de personnifier le feu d'aspect si essentiellement

Page 1