‹ Œuvres diversesChapitre 382 sur 460 · Trad. Pessonneaux, I, p · texte numérisé non relu

Trad. Pessonneaux, I, p

mobile et animé. Ils le croyaient vivant, comme parfois les Romains :

Xec te aliud Vcatarn quam ricani inlcllific flainiiwin\

Pour eux l'air otaii son âme" et, suivant Hérodote, ils regardaient chaque feu comme une bête vivante, O-ripîov £[jli]/'jj^ov'.

Cette bête, nous la connaissons par les textes. C'était, selon le point de vue, ou l'iu^neus ou le lion, sans préjudice du scarabée, qui, hiéroglyi)lie de la vie, symbolise le feu dans une des vieilles formules de l'allumage : « La llamme rougit, le scai'abée vit, la splendeur resplendit* ».

Comme le mot vivre, ankh, a en égyptien le sens de se tenir debout, l'animal rampant qui se dresse soudain et dont le nom signifie «celui qui surgit», arar-t, l'urasus, semblait un être vivant par excellence. Il recevait donc l'épi tliète habituelle de ankh' faisant double emploi avec son nom, et une de ses espèces passait |)oui' immortelle". Il représentait ainsi le feu vivant d'autant mieux que le serpent semble rajeunir en changeant de peau, et que sa morsure brûle comme la llamme : le nom neser-l de la llamme était d(3termin(i dans les textes religieux par l'ur^ieus lançant du f(Hi ou du venin, tandis qu'un autre de ses noms, k.et'er-t, appart(inait aussi à rur;eus\ Peut-être était-ce par assimilation avec le feu du foyer (|ue les Égyptiens avaient dans

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