‹ Œuvres diversesChapitre 384 sur 460 · III, 290 et 298 ; cf. Hoi'ace, Odes, I · texte numérisé non relu

III, 290 et 298 ; cf. Hoi'ace, Odes, I

Le lion passait donc pour être d'une nature ignée, comme le chat, oiâ-jpov o; î7t; zo ^wov h/ypCo;, dit I^lieu du Hou, ou -•jpwoïç ïjtC : il était tellement « igné » qu'il craignait le feu extérieur à cause de celui dont il était rempli, qu'il avait des yeux de flamme, ttoomos-.;', et que ses os, brisés, étincelaient'. Son symbolisme fut le môme dans le monde assyrochaldéen, où ab, le mois du feu, correspondait au signe du Lion. Quant au chat, dont les Égyptiens regardaient le meurtre comme un crime inexpiable ^ son affinité avec le feu semblait telle, qu'il se jetait dans les incendies sans qu'on pût l'en empêcher, suivant Hérodote'. Un papyrus démotique dit d'une chatte en colère : « Son cœur était en )) feu, ses lèvres brûlantes, sa bouche soufflait la flamme". »

Le symbolisme de l'urcous, du chat et du lion s'était condensé dans un type divin adoré à Bubastis, ville de la Basse-Egypte où l'on enterrait les chats' et qui existait dès les premières dynasties*. Ce personnage est la Bubastis des Grecs, la Bas-t ou Bes-t des Égyptiens, sorte d'Artémis Pyronia'. Mère d'un dieu lion'", elle avait une tête tantôt de chatte, tantôt de lionne, parfois surmontée d'un ura^us", et son nom de Bas-t ou Bes-t signifiait «la flamme» ou a celle » de la flamme». Son temple s'appelait aCelui dont le feu, )) bès, est grand, le Maître de la llamme », ncb-t, autre désignation (lu feu qui s'a|)pliquait aussi à un animal de l'espèce

1. Klien, Dp Nalnra anuimUam, XII, 7; cf. Julien, Sur la Mère d'-s Dieux, 4 et 5.

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