Dendrra/', III, pi
DANS l'iNDE et EK EGYPTE 399
féline'. Bes-t était dite «la flamme, la clame de la chambre » du feu » % «la face resplendissante dans la chambre du feu )) % et on craignait sa llamme autant que la colère du roi^
Une de ses formes était celle de la déesse léoiitocéphale Sekhein-t, ou par abréviation Sekhet, a la Puissante))', qui habitait la chambre du feu\ qui avait l'urfcus sur la tête\ qui portait une robe rouge dont elle est dite la dame, comme la prétresse de Bes-t', et qui possédait la puissance {sekhem) sur l'eau''. Toutes les déesses pouvaient d'ailleurs être assimilées à Best-Sekhem, et recevoir ainsi l'urteus pour déterminatif de leur nom, peut-être en leur qualité de femmes, la femme étant la gardienne du foyer : Sekhet passait pour « la dame de la chevelure et des mamelles », c'est-à-dire des attributs du sexe féminin'".
En leur qualité de dévorantes, ou de lionnes, Best et Sekhet personnifiaient la llamme du sacrifice, la Bourrelle, Menhit^\ qui, «fille du ciel, se nourrit d'entrailles''». On disait à Sekhet, devant l'autel chargé de viandes : « Bouche )) divine, je t'apporte tes choses". )) Ces choses étaient les
1. Brugsch, Dictionnalvc rjcographi'/iic, p. 665; J. de Rougé, Gèograpliic de la Bassr-Égj/ptc, p. 122, et Edfou, pi. 65.
2. Dendérah, III, pi. 22, //, et pi. 17, d. .3. Id., III, pi. 66, //.