‹ Œuvres diversesChapitre 386 sur 460 · Dendérah, III, pl. 71, e · texte numérisé non relu

Dendérah, III, pl. 71, e

membres des animaux immolés, que l'on considérait comme ennemis des dieux, de sorte que Best était, comme Sekhet, (( la flamme qui consume l'impio par son ardeur' ». Les bourreaux ou sacrificateurs divins avaient la forme ou la tête du lion en conséquence de ce symi)olisme, et on nourrissait les urœus comme les lions, dans les temples, de viande de boeuf', le bœuf étant la victime ])ar excellence,

B<3st était « la dame des sacrificateurs », mais on la disait en même temps « la dame de la joie et du plaisir^ », ce à quoi fait allusion un texte de la VI" dynastie*. Sa fête, qui était surtout celle des femmes, comme à Rome les Bacchanales, et qui se célébrait le l'^^' jour de Tannée fixe', se distinguait en elîet jmr des chants et des danses orgiaques* ayant peut-être pour but d'imiter \qs mouvements et les crépitements de la flamme, l'élément que personnifiait la déesse, à peu près comme la danse du feu des Mexicains', la danse du Soleil, attribuée par les Grecs aux Indiens*, la danse de l'Incendie du monde", la danse des brandons, etc.

La danse des flammes fut représentée en Egypte d'une manière plus directe par un dieu spécial, Bès, type masculin du feu'" qui demeura indépendant ou à peu près indépendant de Bes-t, bien qu'il figure avec des nains à Bubastis, dans la grande panégyrie de la déesse". M. Pleyte leur ti'otive une origine commune dans le nom /><'s du léopard''.

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