Navill.\ 77/'- Frs/iral Hall of Osnrlmu II, pi
12. Cliapitrrs siipplrm"it/airi's du Lirrc dfs Moiis, II. p. 10.
DANS l'iXDE et EN EGYPTE 401
Bès, qu'on disait «venu do Punt», est couru d'ai)rès un type fort commun chez les Hercules de l'antiquité, aussi bien en Phénicie qu'en Assyrie. On a cru le retrouver en Étrurie, dans l'île de Chypre, et jusqu'au Mexique', mais en tout cas (( son aspect général lui donne une analogie frap- 1) pan te » avec le héros chaldéen du feu, Gilgamès*, ce qui indique des relations fort anciennes entre l'Egypte et la Chaldée. Doué d'un caractère fantasque reconnu chez les divinités de la tlanime par M. Goblet d'Alviella, dans son Histoii^e j'elir^ieuse du feu, barbu, tirant la langue, coiffé d'une aigrette, et quelquefois ailé, même à la XVIIP dynastie % le dieu égyptien est un nain vêtu d'une peau de lion ou de léopard (bès), qui danse une sorte de pyrrhique, et qui tient soit un couteau, soit une harpe, soit un enfant* ou un singe, soit un pain, soit quelque animal de sacrifice'. Sur la stèle Metternich et ailleurs, il est entouré de flammes*. Comme personnification sans doute du feu du foyer, il est d'une part le personnage principal des cippes d'Horus, qui mettaient les maisons à l'abri des animaux malfaisants', d'autre part, il est le gardien ou le protecteur du sommeil, et surtout du sexe féminin. Il prend place à ce dernier titre dans les petits temples consacrés à l'accouchement des déesses : à Louqsor, il assiste à la naissance d'Aménophis III
1. H. de Cliarencey, Le Folhlnrc dans //s Dcnr Mondes, p. 156.
2. E. de Rougé, Notices soniinnii-rs des Monunipnfs è;/i/ptiens du Lourrr, 4' édition, p. 123; Fritz Uoniniel, Procerdinc/s of thp Socteti/ of . Biblical. Archœoloi/t/, mai 18'.);5, p. 291-300; F. Lenorruant, Les Premières cicilisations, II. p. 65; Maury, Les lielii/ions de la Grèce, III, p. 291 ; etc.