Cf. Plutarque. D'Ish H cVOsiris
2, Pleyte et Rossi, Les Papijrus de Turin, |j1. 132, 1. 11-12.
rÊa chaldéo-assyrien « gardait dans son cœur » le souvenir d'un «nom suprême et magique' )), et Rome cachait avec un soin jaloux le nom de sa divinité protectrice'. « Les rabbins prétendaient que le Christ n'avait opéré ses )) miracles que parce qu'il avait trouvé la vraie lecture du » nom tétragramme'. »
Une autre forme du rapt de la magie, considérée comme un feu mystérieux, consistait à manger la personne. C'est ce que montre un des textes les plus caractéristiques des Pyramides d'Unas et de Téta* dans lequel le roi dévore les hommes, les dieux, la couronne, les cœurs, les vertus magi(|ues, hekaa et khu, enfin, «ceux dont le ventre est plein » de la magie du bassin de feu »; alors, « leur magie est dans » son ventre », et cette magie, puisqu'elle provient du grand réservoir igné, le Ska neser, représente bien la toute-puissance exercée au moyen de la tlamme.
On comprend d'où vient l'orgueil qui poussa l'homme à s'exagérer l'importance du feu. Posséder le feu, c'était dominer les choses et les dieux maîtres des choses, car la chaleur peut sembler â un point de vue matérialiste l'essence (h; tout et l'âme de l'univers, irjneus est ollis vigor\ Par là, le feu eut part à la magie aussi bien que l'incantation, ni'C de la vertu qu'a la parole dans les ordres ou les conseils formulés par un maître ou un sage, comme Thoth, l'antique Hermès Trismégiste.
La croyance au pouvoir que donne le feu s'accentua surtout avec le développement des arts (jui dépendent du feu, la pharmaceutique, hi parfumerie, la métallurgie, etc., si l^ien (jue le dieu Pressoir, (pii i»r(''sidait à diverses prépara-