Papi/rus Anastasi III, pi. IV, 1. 2 et pi. V
vie, et qu'on appelait !3a7/.àv'.a, c'est-à-dire ^/ascma'. C'est aussi l'équivalent du Fascinus latin, le dieu fascinateur dont on attachait une image sous le char des triomphateurs, qui protégeait les enfants, et qu'on saluait lorsqu'on voulait se louer en disant /)r«'/?scmi ; c'était lui alors qu'on fascinait'.
La crainte du mauvais œil est encore si grande en Egypte, où l'on emploie une multitude d'amulettes pour le détourner des personnes et des bêtes % que les femmes du peuple ne lavent point le visage de leurs enfants pour qu'on ne les admire pas, et qu'on a l'habitude, en se regardant dans un miroir, de prononcer sur lui une formule pour ne pas se fasciner soi-même'. Lane a connu un Égyptien qui n'achetait pas la viande mise à l'étal dans les quartiers fréquentés, de peur qu'elle ne fût maléficiée par le mauvais œil des passants'.
Il y a dans une chapelle de l'époque saïte, au Musée de Boulaq, une momie de singe qui doit avoir eu la même destination' que la statue de l'artiste égyptien, et aussi, au Musée de Turin', « un petit naos en bois peint )) destiné à un culte domestique et ayant dû renfermer un » serpent d'après la disposition intérieure » (Nouvel Empire). Ce dernier monument est dédié à Anouké, déesse des cataractes, qui était évidemment représentée par le serpent, si c'est un serpent que contenait le naos ; on verra plus loin, au sujet des temples, quelle était l'importance du serpent comme gardien.
Statuettes divines. — Mariette dit qu'on mettait dans un