Mai-ie'tte. Ahf/dos, III, p
Tefnout s'y change en une massue et Shou en une aile d'aigle : il veille sur le roi dans son palais. Différents amulettes sont représentés, ainsi que des singes, des urœus, des brasiers et des Asiatiques attachés. C'est le livre pour placer les ennemis dans le feu, pour détruire les ennemis. Enfin, on y voit la demeure de Neith, où est aussi la maison d'Osiris, avec les noms d'Horus. de Thoth, d'Isis et de Nephthys aux quatre coins pour repousser tous les ennemis de V Egypte'. C'est ainsi que le nom d'Adam, écrit aux quatre coins d'un pigeonnier en chassait les serpents, d'après les croyances gnostiques'. Plus tard, les Arabes d'Egypte protégèrent les pigeonniers par des écrits magiques, et le Père Sicard ayant détruit quelques-uns de ces écrits, on en a conclu à tort qu'il aurait brûlé un colombier plein de papyrus'.
Horapollon, dans le passage cité plus haut', fait allusion aux écrits qui protégeaient les maisons; ils composaient des livres spéciaux qui sont mentionnés dans la bibliothèque d'Edfou : protection d'une ville, protection d'une maison, protection d\in lieu, protection dhin temple, etc.^ (époque des Ptolémées). Quelquefois, au contraire, c'étaient des inscriptions très abrégées, comme celle de pa nefer, c'est-àdire demeure bonne, ou heureuse, écrite au-dessus de la porte".
A l'époque saïte, on protégeait les maisons contre les re])tiles et les revenants au moyen de formules magiques',
1. Birch, Reviio archéolugiqiw, 186.3, p. 119-128 et 427-439.