Diodore, I
442 l'époque de ramsès ii
Smerdis ' et Bardiva', etc. Ramsès III ajoute que son père Setneklit rétablit l'ordre après une anarchie de plusieurs années. A l'encontre de l'opinion générale, M. Robiou voit là un interrègne de plus d'un siècle, tandis que Brugsch ' met seulement 33 ans d'intervalle entre Ménéptah et Setneklit, le premier roi de la XX® dynastie. Les monuments les plus importants de l'époque, c'est-à-dire les hypogées royaux, donnent raison au savant allemand. Séti II, fils de Ménéptah, usurpa la tombe du mari de la reine Tauser, que Manéthon appelle Thouoris, et Setnekht usurpa la tombe de Tauser : pour qui connaît les habitudes égyptiennes, ces usurpations dénotent clairement des vengeances accomplies coup sur coup par des Pharaons ennemis, dont la mort même de l'adversaire n'apaisait pas les rancunes encore vivaces. Ils sont si bien contemporains les uns des autres que Manéthon place la chute de Troie sous Thouoris, et qu'un scoliaste la place sous Séthos, siOio? -Àzt ïov.rs'lfjrst^i\ ce qui, en effet, revient au même.
Malgré leur quasi-synchronisme, et par suite malgré le peu de temps qui reste entre Ménéptah et Saïil pour placer la période des Juges, on persiste encore à laisser l'Exode sous Ménéptah ou sous Séti II. Puisque la Bible fait bâtir Ramsès par les Hébreux, et puisque Manéthon semble faire de Moïse l'adversaire de Ménéptah, il parait tout nalurel de voir dans Ramsès II le Pharaon de l'Oppression, et dans Ménéptah celui de l'Exode. Mais il n'y a rien là qui s'impose. En i)remier lieu, Ramséssopolis a pu être une ville à deux noms et être appelée en conséquence indifféremment de l'un ou de l'autre à une certaine époque, comme on a dit Byzance ou Constantinople, Paris ou Lu-