‹ Œuvres diversesChapitre 44 sur 460 · Papyrus Ebcrs, pi. 97 et · texte numérisé non relu

Papyrus Ebcrs, pi. 97 et

7. Chabas, Zeltschrlft, 1868, p. 104; cf. Ebers, ibid., 1880, p. 54.

8. Perrot et Chipiez, Histoire do l'art dans l'antiquité, t. II, p. 361-9 et 804.

scènes comme par leurs textes : ils ont peut-être donné naissance au groupe de basse époque qui représente Horus, en cavalier romain, triomphant du crocodile, et en tout cas ils se rattachent au même symbolisme.

Quant à l'idée générale qui a inspiré cette sorte de préservatifs, elle est évidemment suggestive : représenter des animaux vaincus^ c'est signifier aux individus de mêaie espèce qu'ils auront le même sort; c'est aussi leur montrer qu'on les connaît et en conséquence qu'on est en garde contre eux, ou qu'on a prise sur eux. Lorsque Alexandre construisait Alexandrie, des monstres sortaient chaque nuit de la mer pour détruire les travaux, suivant les historiens arabes', mais le conquérant fit faire leurs portraits, et les monstres, ayant vu ces représentations, disparurent pour ne plus revenir. « Les sorciers finnois se flattaient de faire ces- » ser le mal, rien qu'en en découvrant l'origine'. »

Indépendamment des lézards et des aloès dont il a déjà été parlé, les Égyptiens modernes, d'après Lane, protègent leurs maisons de différentes manières. Ils écrivent parfois sur les portes la formule : Il est le grand Créateur et l'Éternel^', ou bien ils peignent sur la plus haute fenêtre soit une cuvette et un pot à eau, soit un lion, soit le nom d'Allah, soit les mots : Dieu est mon espoir, etc. ' ; ils placent sur leurs boutiques des morceaux de papier portant des formules analogues ; et ils représentent une croix â l'entrée des bains pour détourner les mauvais esprits, qui hantent surtout les parties retiiées des maisons'. Pendant les dix

1. Maçoudi, Les Prairies rTor, édition Barbier de Meynard, t. II, p. 426-428, et P. Vattier, L'Égi/pd' de Murtadi, p. IIU et 147; cl. Pseudo-Callisthène, I, 32.

2. Beauvois, La ina[/ic c/ic^ les Finnois, dans la Reçue de PHisloire des Religions, 1882, p. 269.

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