‹ Œuvres diversesChapitre 45 sur 460 · Id., p · texte numérisé non relu

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premiers jours du mois de moharram', époque à laquelle les bons génies apparaissent-, les femmes achètent une espèce de poudre qui préserve du mauvais œil tout ce que contient la maison; de même, pendant le ramadan, époque à laquelle les démons sont enchaînés, elles sèment du sel sur le plancher pour les empêcher de revenir, et récitent la formule : Au nom de Dieu le Clément et le Miséricordieux '; quelques dévots charment leur porte et tous les objets renfermés dans la maison en prononçant la même formule \

Remarques. — On sait peu de choses sur les rites de la fondation des villes, car presque toutes les cités égyptiennes, même celles que les Ramessides rebâtirent dans le Delta, semblent dater de l'époque antéhistorique; la seule qui fasse exception est Paaten, construite à Tell-el-Amarna en l'honneur du Disque Solaire par Aménophis IV, cet ennemi du polythéisme et surtout du culte thébain, qui martelait le nom d'Ammon et faisait écrire le mot moût (mère) sans son hiéroglyphe ordinaire le vautour, parce que c'était aussi l'emblème de la déesse thébaine Moût '. De même que quatre prismes furent déposés aux quatre angles du grand temple d'Assour, on dressa aux quatre points cardinaux du site, à Pa-aten, quatre stèles, et le roi inaugura les édifices, entre autres le palais dit VOmbre du Soleil qu'il offrit à sa mère, par des fêtes et des festins magnifiques (jui sont représentés dans les tombes locales (XVIIP dynastie).

Comme un temple était le noyau de toute cité égyptienne, il est probable que les rites de la fondation des villes se trouvaient en relation directe avec ceux de la fondation des temples, dont le dieu était essentiellement TzoliB-k, ainsi

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