Cf. Mariette, Nodcc dti Musée de BouUir/, 3' éd., p
qu'Élien le dit d'Ammon'. Aussi voit-on Aménophis IV appeler sa ville la maison de son dieu.
Pour la protection du pays tout entier, différents rites étaient mis en usage. Si l'on voulait obtenir une longue vie pour le roi, on récitait une incantation contre le serpent Apophis, ennemi du Soleil et par conséquent de sa race, dans une des régions les plus occidentales de l'Egypte, l'oasis de Dakhléli' (règne d'Alexandre II); si l'on voulait assurer la sérénité du ciel, on brûlait trois fois par jour (sans doute aux heures sacramentelles du culte solaire, le matin, à midi et le soir'), un Apophis de cire ayant son nom écrit sur lui' (même époque); si l'on voulait obtenir une inondation abondante, on mariait (comme l'indique le grand papyrus de Ramsès III) des statues du Nil avec les statues de sa fiancée", rite dont il subsiste encore quelques traces au Caire et en Ethiopie'; si l'on voulait repousser les ennemis, le roi (au moins le roi éthiopien Tahraka) lançait quatre boulets et la pallacide d'Ammon (si c'était à Thèbes) quatre flèches vers les quatre points cardinaux', ou bien le roi, à l'imitation d'un acte d'Horus, buvait du vin et de l'eau représentant le sang de ses adversaires'.
Cette dernière cérémonie, décrite par des textes récents, datait de l'époque antéhistorique, d'après ce qui en est dit au temple d'Edfou : en tout cas elle est assez semblable