‹ Œuvres diversesChapitre 453 sur 460 · Cf. J. de Rougé, Edfou, p · texte numérisé non relu

Cf. J. de Rougé, Edfou, p

nord, dès le temps des Pyramides', la déesse avait été dédoublée en Un-t du sud et Un-t du nord, qui sont figurées ensemble sur un monument de l'époque saïte'. La plus importante des deux était celle du sud, (jui existait sous la IV- dynastie, car une formule pour l'allumage du feu avait été trouvée alors dans le temple d'Unnu-t, dame d'Unnu ^ Cette déesse est représentée avec une tète de lièvre à l'époque ptolémaïque, et dite « Unnu-t, dame d'Unnu-t, régente de )) Dendérah* », mais non dame « d'Unnu-t ou Dendérali », comme l'a compris M. Lang dans son analyse du mémoire de M. Le Page Renouf. Avec sa tête de lièvre, elle servait couramment aux basses époques à écrire la syllabe un, par exemple pour le nom de l'heure, un-t, et pour le mot un, ouvrir '.

L'autre personnage ayant, sinon une même tête, au moins un nom analogue écrit par le lièvre, était le dieu dont il s'agit ici, Osiris Un-nefer, ou l)ien avec le dernier mot au pluriel dès le Nouvel Empire'', Un-nefer-u. La forme plus récente ou plus rare, Unnefer-u, assimilerait la composition de ce titre à celle des noms propres bien connus, Ptali-nefer-u, Sebek-nefer-u, Ra-nefer-u, avec inversion honorifique pour Nefer-u-Ptah, etc.; ce serait alors « la beauté » ou « la splendeur d'Un ». On trouve en etfet la forme Nefer-Un '.

Sauf erreur de vérification, l'Osiris Unnefer ne paraît pas figurer dans les trois principaux recueils de textes apparte-

1. Pijramidc d'Unas, [. 2G4; cl. 1. 451, et Ptiramide de Teta, 1. 262.

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