Mariette, A6/yfZo,s, II, p). 28-30, et III, p
2, Cf. Genèse, i, 3.
1) es le Xil qui grandit au jour de l'été chaque année : les )) dieux et les hommes vivent de ton écoulement. J^ai )) ti'ouvé
» (L. 8) que (a Majesté est en réalité le rvi de l'enfer, » selon ce plan d'en faire le chemin de l'Egypte, 6 bon » auteur d'une parole triste, pour accomplir cela au pays » souterrain. Toi, tu es pour diriger celui qui sort mort, 0 l'amenant à la vie dans le palais de ta région, le nome » Thinite d'Abydos.
» (L. 9) Une liste relate ceux qui reviendront à ta porte : ))' les Destinées sont auprès de toi. Parfaits sont tes plans : » le Soleil se lèce chaque jour et arrive en enfer pour )) exécuter les plans de cette terre des terres, en réalité. )) Tu es installé en réalité comme lui. On dit
» (L. 10) VAme (le Soleil) et le Complet (Osiris) de vous » [deux) ensendjle. La Majesté de Thotli se tient auprès de » vous pour écrire selon les ordres sortis de vos bouches : )) tout ce que vous dites, vous êtes d'une seule bouche » (pour le dire) et ces choses-là sont mes ordres journaliers,
» (L. 11) ô bienfaiteur. Tu es sublime au ciel, Vénérable » dans la terre. Aker (le pays du Silence) est installé selon )) ton plan depuis réternitc. Que tu es donc divin, que tu » es splendide ! ]Maudit ' (pii s<3 sépare de ta Majesté, (mais) 1) je dis gloire à celui que tu as conduit à toi même,
» (L. 12) 6 mon père, 6 mon maitrc, pour mon bonheur, » (car) c'est moi, grâce à mon /èle pour toi : je t'ai placé )) dans mon cœur pour chaque jour. Permets que je pro- )) clame mon dessein en présence de ta Majesté et des grands )) chefs fjui sont à ta suite'. »
Dans ce long texte, (|ui rc^sumc olliciellemcnt la doctrine la phis autorisée, Ramsc.s IV ne confond nulle part Osiris
1. Naville, rcrlfs rrhiti/'s an Mi///ir (rilnrus, pi. 22, 1. 15-19.
2. Mariette, Abj/dos, II, pi. 5H, 1. 2 12, ot Piclil, /''itsclirift fur dgi/ptische Sprachc, 1881, p. 38 39.
avec le Soleil : il établit aa contraire une sorte d'ex œquo entre les deux divinités. La même distinction paraît s'accuser au protocole royal d'Osiris Unnefer dans le XVIPnome de la Basse-Egypte, protocole vulgarisé dès la XIP dynastie ' . Là, malgré le cadre solaire imposé par l'étiquette à la devise pharaonique, Osiris est dit « le Dieu qui ouvre la fente (?) » de la terre, le Nil {Uadj-ur, nom du fleuve dans ce )) nome) % le taureau de l'abîme, un prince dans Héliopolis » (où il avait un temple), le souverain de l'enfer, la joie du » cœur (titre lunaire) ^ des dieux, le Pharaon Osiris Unne- » fer' ».
Si Osiris n'était guère le Soleil, on s'aperçoit par contre qu'il était souvent la lune, c'est-à-dire l'astre des morts, symbolisme dont le Traité d'Isr's et d'Osiris, attribué à Plutarque, porte profondément l'empreinte : aussi y a-t-il des représentations et des statuettes d'Osiris-Lune', non d'Osiris-Soleil. Mais la cité Un de la déesse Unt était l'Hermopolis des Grecs, la ville de l'Hermès égyptien, Tliotli', qui personnifiait essentiellement la lune, et dont le culte était joint à celui de la déesse dès l'Ancien Empire^ : et même Osiris, qu'on assimilait à Thoth', avait dans Un, où un
1. Pierret, Études èg'jptologiqiies.YlVl, p. 108, stèle G 2 du Louvre.
2. J. de Rougé, Géor/raphie de la Basse-Éc/i/ptc, p. 119, et EdJ'ûu, pi. 65.