Chainpolliou, Notices, t. I, p. 7U et t. II, p
et à Médinét-Abou, sous Ramsès II et Ramsès III. La fête était célébrée à l'apparition de la lune, d'après M. de Rougé', ou d'après M, Brugsch le 26 du mois lunaire', et consistait surtout dans l'offrande à l'animal sacré, d'une gerbe coupée par le roi au moyen d'une faucille en fer noir incrusté d'or'.
Le rôle lunaire de Khem est rappelé dans le Rituel de l'Embaumement' et dans Suidas', et son rôle atmosphérique dans le livre d'Hérodote, d'après lequel les apparitions du dieu annonçaient la prospérité". Les deux rôles sont résumés dans le titre de prince des rosées donné à Khem, car la lune a toujours passé, dans l'antiquité, pour produire les rosées qui fécondent les plantes.
Khem était donc, comme Osiris, Apis, Bacchus, etc., une de ces divinités complexes qui symbolisent la résurrection sous ses différentes formes, depuis les phases de la lune jusqu'à celles de la végétation. Bien qu'il fût le dieu local de Coptos et de Panopolis, il avait aussi un culte dans les principaux sanctuaires du pays, comme on vient de le voir, mais était-il néanmoins d'origine égyptienne?
C'est là une question à laquelle les Égyptiens répondaient par la négative, car ils disaient Khem venu des pays étrangers' et plus précisément de Neter-ta, ou de Puni', les bords de la mer Rouge. La croyance égyptienne à ce sujet se perpétuait dans un rite significatif, celui d'après
1. Mélanges d'arclièologie égyptienne et assj/rienne, t. I (4' fasc), p. 128 et 135.