Dendérah, IV, 65, h
sans doute l'obélisque de Matariéh, ainsi que la chapelle (kera) et le pylône [sebekh), dont parle un texte d'Héliopolis qui est dit gravé au temple de Karnak devant une statue de Tlioth et une statue d'Ammon'. Le texte sur cuir rapporte qu'il y eut séance du conseil et délibération au sujet de travaux à faire; Ousertesen exprima son désir en faisant son propre éloge, les assistants renchérirent, et le Pharaon ordonna à un intendant du trésor de tout préparer. Cela fait, le roi se leva, couronné du diadème à deux plumes et suivi de la foule', puis, tandis que le kher-heb, ou maître des cérémonies, lisait les formules sacrées, il étendit la corde et planta le piquet dans le sol\
La délibération du roi est souvent mentionnée lorsqu'il s'agit d'un ouvrage d'importance, mais elle est parfois toute intérieure, comme lorsque la reine Hatshepsou eut l'idée d'ériger deux obélisques : J'étais assise dans le palais; Je me rappelai celui qui m'a créée, et mon cœur se décida à lui faire deux obélisques dorés dont les pyramidions pénétreraient dans le ciel de leurs pointes sacrées'' .
Les renseignements du manuscrit d'Ousertesen P^ sont confirmés par un grand nombre de textes', surtout par ceux d'Edfou et de Dendérah (temps des Ptolémées), qui nous montrent le roi posant la première pierre, étendant le cordeau et plantant le piquet. Il était assisté mystiquement par le dieu constructeur Noum, et par la déesse de la science Safekh, celle qui i^enverse (les cornes, safekh ab-oui\ allusion à son hiéroglyphe), dans la maison des livres, la