J. de Rouge, Edfou, IL pi. CXVI
3. Mariette, Dendcrah, III, 78, n et A ; cf. Pausanias, IV, 27.
4. Emile Brugsch-bey, Recueil, de Tracaux, VIII, pi. III, et p. 7-9.
5. Mariette, Dendérah, III, 78-79, et Papi/rus Harrls, I, 7, 1. 7, et 47, 1. 8.
6. Menant, Gruinnuùre assyrienne, p. 380-386, et Oppert, Expédition scientifuiue en Mésopotamie, 1, p. 354.
saïtes\ par les textes de Dendérah (Ptolémées), de Radésiéh (Séti P"^), et de Kark (Aménophis III) : ce dernier monument, situé à Tlièbes, est le temple funéraire d'un grand saint de l'époque pharaonique, Amenhotep, fils d'Hapi. Sur la paroi d'un souterrain de Dendérah, où ni les Grecs ni les Asiatiques n'avaient pénétré aux époques de troubles, on lit : Ceux qui prononceraient des paroles nuisibles sur ce lieu, que le lait de la déesse Sekhet (la déesse du feu) s'allume dans leurs chairs \
On pouvait encore commémorer la restauration d'un temple par l'érection d'une stèle, comme le fit Chéops pour un sanctuaire dlsis qu'il remit en honneur, près du grand Sphinx et de sa propre pyramide ainsi que de celle de sa fille, la princesse Hentsen^
Enfin on semait le sable avoisinant le temple d'amulettes ou de statuettes divines « en or, en faïence, en pierre, sur- )) tout en bronze », comme au Sérapéum, pour purifier l'emplacement, car le désert était typhonien, c'est-à-dire impur. (Mariette dit qu'on pouvait faire de même pour un tombeau*.) Un temple était un so/jom/' par excellence, setoub^; aussi, dans les fêtes, versait-on du sable', ou, comme à Thèbes, de la poudre d'or sur le passage du dieu', afin sans doute que la procession, dont le chemin était encore purifié avec l'eau et l'encens", ne foulât point un sol souillé par quelque être immonde : les êtres immondes étaient, sans