‹ Œuvres diversesChapitre 69 sur 460 · Mariette, Dendérah, Description générale, p · texte numérisé non relu

Mariette, Dendérah, Description générale, p

parler de certains hommes, le porc, la chèvre sauvage, etc., et parfois le cheval', ou, comme au dix-huitième nome de la Haute Egypte, le lévrier, dont il était défendu de traverser la piste'.

Plusieurs des pratiques qui viennent d'être décrites ont encore lieu aujourd'hui, en Egypte, lorsque l'on construit une maison. L'emplacement, au préalable, est arrosé du sang d'un mouton qu'on tue; on met des pièces de monnaie dans les fondations, et la première pelletée de terre retirée du sol est pour un arbuste préservatif d'accidents qu'on abreuve d'eau du Nil tant que dure le travail' : cet arbuste équivaut, ici, aux arbres des temples pharaoniques comme aux aloès des maisons actuelles. (Il existe de même dans un palais de Kioto, au Japon, un vieil arbre qui passe pour protéger l'édifice contre les incendies.)

Sacrifices et reliques. — Dans l'offrande de l'oiseau décapité il y a une atténuation probable,

Hanc animam vobis pro meliove damus\

des sacrifices faits en vertu de la croyance qu'il faut arroser de sang humain les fondations d'un édifice. Le sacrifice humain est indiqué par la légende du Capitole, à Rome, et son adoucissement ou sa variante, à Carthage, par la tête de cheval trouvée dans les fondations de la ville'. Ce sacrifice et son adoucissement ont laissé quelques traces, en Chaldée, dans les statuettes d'homme, de femme et de taureau con-

1. Cf. Navillc, Todtcnhuck, H, ch. cxxv, pi. CCCXXXIII, et Lepsius, l\jdtcnbuc/i, cli. cxxv, 1. 67.

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