Ovide, Fastes, VI
5. Denis d'Halicarnasse, IV, 59, et Justin, XVIII, 5. — Des chevaux et même des porcs vivants turent enterrés jadis sous les éghscs en Danemark (Andersen, Cunics, p. 23). N.M.
tenues dans les quatre cubes de Tello', et, à Khorsabad, dans les offrandes déposées sous les fondations des grands taureaux : parmi ces derniers objets (bracelets et colliers de pierres dures taillées en forme de graines ou de têtes d'animaux), il y avait « deux couteaux de silex noirs... Comme » ces objets n'ont été trouvés que sous le socle des taureaux, )) il demeure évident qu'on les y a déposés intentionnelle- )) ment, et probablement à l'occasion d'un sacrifice propitia- » toire offert par le roi Sargon'. »
La victime humaine a été d'ordinaire et partout un prisonnier, un enfant ou une jeune fille, et si l'usage de sceller des statues de la Vierge dans les monuments construits au moyen âge ne vient pas de là, au moins ce n'est point sans quelque motif apparent que les croyances populaires ont rattaché ces statues gardiennes aux vierges immolées dans d'autres temps'.
Assez souvent la victime humaine a été remplacée par un oiseau*. Dans la cérémonie égyptienne, cet oiseau semble celui de l'hiéroglyphe tesher, qui désigne le rouge et le sang, et, en effet, on recherchait pour les sacrifices les animaux et les hommes qui étaient de couleur rouge, comme Typhon', roi du pays rouge, le désert.
D'après sa couleur, et conformément à la théorie habituelle du sacrifice égyptien, l'oiseau était un représentant de Typhon, mais, dans les calamités par exemple, les Égyptiens sacrifiaient quelquefois aussi les animaux sacrés, comme le savaient Hérodote, Pline, Plutarque, Lucien^ etc., et il est possible qu'on ait aussi protégé les temples ou cer-
1. L. Heuzey, Les fouilles de Chaldèe, dans la Revue archéologique, nov. 1881.