‹ Œuvres diversesChapitre 81 sur 460 · Hérodote, II · texte numérisé non relu

Hérodote, II

qui ne purent obtenir l'autorisation de manger de toutes choses et de sacrifier des vaches parce qu'ils vivaient sur le sol égyptien et buvaient l'eau du Nil'.

Grâce à cette sorte de demi-naturalisation, les Libyens, les Sémites et les Nègres qui habitaient le désert voisin du Nil, étaient admis dans l'Hadés indigène', mais non toutefois sans restrictions ^

La tolérance sacerdotale avait en effet ses limites, et Tinitialion des étrangers n'était pas complète. De même que les habitants des noines ou nou-ti-ou, les fidèles, qui pénétraient dans l'enceinte du temple à de certaines fêtes*, ils pouvaient, sous la conduite des prêtres, entrer en visiteurs dans les édifices sacrés (pas partout, puisque les stolistes avaient seuls accès dans \'adt/tum\ et qu'on ne montrait pas les souterrains) ** ; ils pouvaient même assister aux sacrifices^ voir l'animal sacré', et apprendre quelque chose des mystères, comme Hérodote, car les temples égyptiens en général n'étaient pas comme ce sanctuaire memphitiquedes Cabires, fils d'Héphaistos, où le prêtre seul avait le droit depénétrer^

Mais il aurait fallu, pour pratiquer véritablement le culte égyptien, se soumettre à des formalités qu'un homme purement indigène ou complètement naturalisé pouvait seul connaître ou accepter. D'après la Bible, les Égyptiens n'admettaient pas les étrangers à leur table'"; d'après la stèle de Piankhi, ce roi éthiopien, fervent adorateur d'Animon, dé-

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