Genèse, xliii, 32 [; cf. Platon, Lois, XII
fendait l'entrée de son palais à ceux qui mangeaient du poisson ' ; d'après Hérodote, les Égyptiens ne voulaient pas embrasser les Grecs parce qu'ils mangeaient de la vache', et le même auteur nous apprend que ni les porchers ', ni les gens vêtus de laine \ ni ceux qui n'avaient pas fait certaines ablutions', n'entraient dans les temples. Athénée a conservé, par contre, une sorte de boutade qui exprime avec énergie la répugnance qu'inspiraient aux Grecs les pratiques superstitieuses des Égyptiens \
Quant au détail des réjouissances nationales auxquelles l'inauguration d'un temple devait donner lieu, on ne le connaît guère jusqu'à présent. Le péan chanté et dansé pour la dédicace d'un sanctuaire d'EscuIape à Ptolémaïs ou Menschiéh, dans la Haute Egypte, est purement grec\ D'autre part, cette danse de prêtres qui défilaient en procession devant Osorkon II, dans la salle des fêtes du temple de Bubastis (l'an 22, le l®'" Choiack), d'après quelques fragments retrouvés par M. Naville*, est-ce là un des rites de la fête célébrée pour la consécration de la partie du temple soit bâtie, soit rebâtie par le roi? Ou bien est-ce un souvenir des solennités annuelles de l'endroit, celles notamment qui avaient fra[)pé Hérodote par une tendance joyeuse très marquée, que présentaient aussi certaines panégyries d'Edfou, de Dendérah et de Canope? 11 serait difficile de se prononcer.