‹ Œuvres diversesChapitre 87 sur 460 · Cf. Chanipollion, Notices, I, p · texte numérisé non relu

Cf. Chanipollion, Notices, I, p

Aucun animal n'éveille mieux l'idée d'un défenseur' ou d'un gardien que le lion, el il est certain que voir un lion devant une porte ne donne point envie d'entrer. Aussi Horapollon dit-il que le lion était l'hiéroglyphe du gardien, de la force, de la vigilance et de l'effroi % tous motifs sans doute pour lesquels le lit funèbre recevait la forme du lion, et la déesse du feu, comme parfois l'urœus, la tête du lion. Une récompense militaire était le lion d'or^ et la tête du lion s'employait comme amulette'; les deux moitiés du lion désignaient dans les hiéroglyphes (comme Clément d'Alexandrie l'a dit de l'animal lui-même') la force et le courage.

Entre autres noms, les Égyptiens affectaient au lion celui de shena, mot signifiant repousser. On lit sur le socle d'un lion de pierre trouvé dans le temple de Khons à Karnak : le lion (shena) dit : « Je suis celui qui écarte le malfaiteur, Je repousse (shena) la marche de qui transgresse la voie " ». On appelait encore l'animal Mahes, c'est-à-dire le lionfasdnateur, dès l'Ancien Empire', et lorsqu'on faisait manger les lions nourris dans les temples, on leur chantait un hymne en langue indigène, dit Élien, pour les empêcher de fasciner quelqu'un des assistants*.

Ce renseignement d'Élien et la statue de Karnak montrent qu'on donnait dans les temples un certain rôle ;i des lions, soit figurés, soit même réels, car les Égyptiens ne craignaient ni de chasser ni d'apprivoiser le lion.

Le temple d'Horus, à Edfou, était gardé mystiquement,

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