Élien, De natura anim., XII
d'après certaines scènes gravées sur ses murs, par les génies taurocéphales et surtout léontocépliales, des heures de la nuit', les veilleurs oeillant sur le séjour du dieu\ Parmi les protecteurs du temple d'Hathor, à Dendérali, figuraient de même des génies à tête de lion (analogues aux démons léontocépliales de l'Assyrie et de la Cappadoce, a génies «protecteurs qu'on plaçait aux portes des palais»)^: les compagnons de la déesse, ceux qui défendent la puissante, qui exécutent ses ordres par toute la terre et rassérènent le ciel pour la protéger aux deux moments (extrêmes) du jour ; — ceux qui ne dorment pas la nuit pour repousser les impies de Dendérah et faire le massacre de tous les ennemis du roi''. On les appelait encore les gardiens, et on leur offrait des morceaux de viande qui étaient dits les membres des impies'' . Aux vrais lions nourris dans les temples, c'était de la chair de bœuf qu'on donnait, d'après Élien% comme aux uriTeus.
Abdallatif vit dans les ruines de Memphis « deux lions » placés en face l'un de l'autre, à peu de distance ; leur asw pect inspirait la terreur »' (cf. les six lions de Méroé). Le nom de Tel-Essabé, donné, suivant le P. Sicard, à un monticule de ruines situé près de Mit-Damsit, sur la branche de Damiette', et un surnom analogue donné à d'autres ruines dans le Fayoum^ viennent sans doute de quelques groupes semblables à celui de Memphis. Un des temples
1. Naville, Textes vehdlfs au nii/tlu' d'IIurus, pi. II à VI.