CXCIV MAUCROIX
c'est ce joli madrigal impromptu qu'il adressoit à l'une de ses aimables visiteuses :
A madame de N. D. de S.
Divin objet de mes désirs, N'employez pas tous vos soupirs Dans le cours de ma maladie :
Soupirs aux fièvres ne font rien!
Gardez-m'en quelques-uns, je vous prie, Pour quand je me porterai bien.
Puis il écrit à Favart :
« Je ne suis pas fâché, non, de n'être pas mort. Je ne suis pas si dénaturé que cela! Si Dieu, qui est le maître, m'eût voulu tirer d'ici, il eût fallu obéir avec toute la soumission dont j'étois capable; mais je suis assez content de revoir le soleil, même d'entendre les carrosses qui me rompent la tête. Hombre , livres, petits repas consumeront ce qu'il plaira à Dieu qu'il me reste de vie, et un peu de griffonnage! »
Sa rentrée dans le conseil fut accueillie par les plus vifs témoignages d'intérêt et de sympathie. « Le 4 mai, M. le président (l'archevêque de Paris) a témoigné à M. de Maucroix, secrétaire, la joie qu'avoit l'assemblée du recouvrement de sa santé, que tout le monde savoit qu'il employoit si utilement pour le service de l'Église ^ »
Sa reconnoissance pour les soins et l'assistance de l'archevêque de Reims, durant ses jours de
1 Procès-verbaux du Clergé, an 1681-1G82, t. V, § il.